vendredi 14 février 2014

Mesure des champs électromagnétiques dans le métro parisien

            
Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP a fait réaliser en juin 2013 une étude visant à mieux connaitre les niveaux de champs électromagnétiques auxquels sont exposés les conducteurs de rames et les usagers du métro parisien.

Les mesures ont été réalisées sur la ligne 3 (Pont de Levallois-Gallieni) lors de plusieurs trajets successifs depuis les postes de conduite, ce qui constitue une nouveauté par rapport aux mesures statiques menées en routine par la RATP (mesures moyennées sur 6 minutes conformément au protocole de l’ANFR). Elles prennent en compte à la fois les ondes émises par le système de télécommunication interne de la RATP et celles résultant du fonctionnement des téléphones mobiles des voyageurs.

Les relevés, dont le détail est présenté sur le graphe publié sur le site du Parisien le 21 janvier 2014, montrent des variations spatiales sensibles le long de la ligne, des pointes à plus de 8 V/m en inter-stations étant relevées entre les stations Bourse et Sentier alors que les niveaux en bout de ligne se situent plutôt entre 1 et 2 V/m.

Les résultats sont donc inférieurs aux seuils réglementaires d’exposition fixés par le décret du 3 mai 2002, mais supérieurs par endroits à ceux que préconise la charte signée en octobre 2012 par la ville de Paris et les quatre opérateurs de téléphonie mobile, soit 5 V/m hors 4G.

Il est prévu de renouveler les campagnes de mesures afin de pouvoir bénéficier d’une cartographie plus complète permettant de suivre l’impact sur le niveau d’exposition de la poursuite du déploiement des technologies 3G et 4G. En effet le nombre total d’émetteurs installés dans le métro parisien devrait doubler d’ici 2017.

La direction de la RATP note que la réalisation de ces mesures n’obéit pas au protocole de référence de l’ANFR, et que les seuils réglementaires sont respectés et devraient l’être même après déploiement complet du réseau d’après les projections disponibles. Des éléments qui, compte tenu des controverses sur les possibles effets de l’exposition à long terme aux radiofréquences, n’ont pas fait diminuer le niveau de vigilance des syndicats sur ces questions.

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